La belle ensorceleuse (Flame of New Orleans, René Clair, 1941)

En 1840 à la Nouvelle-Orléans, une aventurière européenne se faisant passer pour une comtesse séduit un notable mais tombe amoureuse d’un marin.

Pas grand-chose ne vient agrémenter la mécanique attendue, Marlene Dietrich n’est clairement pas la reine des actrices comiques (j’en ai un meilleur souvenir dans La scandaleuse de Berlin) et Bruce Cabot, son partenaire, est fade. Heureusement, montage et mouvements d’appareil sont enlevés. Une comédie passable.

 

Cantique d’amour (The Song of Songs, Rouben Mamoulian, 1933)

Une jeune paysanne tombe amoureuse d’un sculpteur avant d’épouser le riche aristocrate qui était le mécène de l’artiste.

L’intrigue mélodramatique est banale et Marlene Dietrich, largement trentenaire au moment du tournage, n’est guère crédible en ingénue. Reste un éventuel charme du kitsch de studio correctement exploité par Rouben Mamoulian. Cantique d’amour est un film tout ce qu’il y a de plus oubliable.

Femme ou démon (Destry rides again, George Marshall, 1939)

Pour ne pas être inquiété par la loi, le caïd d’une ville de l’Ouest qui plume ses adversaires au jeu avec l’aide d’une entraîneuse nomme un ivrogne shérif. C’est sans compter le sursaut de dignité du vieil homme qui fut le compagnon du mythique justicier Destry.

Mettant en vedette Marlene Dietrich et James Stewart, Femme ou démon est un western bien fabriqué mais superficiel et sans surprise. Le ton léger voire comique empêche l’histoire d’être prise au sérieux. La mise en scène de Marshall n’a pas le dynamisme de celle d’un Curtiz (qui la même année réalisait Les conquérants, western pas beaucoup plus profond mais largement plus divertissant) donc son film est en fait assez ennuyeux.