La garçonne/Jalousie (Jean de Limur, 1936)

Après avoir fait capoter un mariage arrangé parce que son fiancé avait une maîtresse, une jeune femme s’installe à son compte et est soutenue par une décoratrice qui règne sur le monde parisien…

Typiquement le genre de film plus intéressant par ses thèmes, que l’on qualifiera d’audacieux compte tenu de l’époque (liberté sexuelle, lesbianisme, toxicomanie), que par leur traitement, que l’on qualifiera de tout à fait conventionnel. La fin fait rentrer l’héroïne dans le rang à peu de frais. La mise en scène oscille entre approximation (le découpage de la confrontation finale) et application de recettes éprouvées (les travellings sur les corps à moitié dénudés pendant l’orgie).

Le domino vert (Henri Decoin et Herbert Selpin, 1935)

Au moment de se marier, une jeune fille découvre la vérité sur son père bagnard.

Officiellement réalisé par Herbert Selpin et « supervisé » par Henri Decoin, Le domino vert est resté comme le film de la rencontre entre Danièle Darrieux et son célèbre Pygmalion. C’est un des moins bons de leur collaboration. La mise en scène est d’une rare platitude (zéro chanson, ce qui est rare pour un film avec D.D.) et le scénario ne recule devant aucune invraisemblance pour rester dans la convention.