La traque (Serge Leroy, 1975)

Après l’avoir violée, des chasseurs traquent une touriste américaine pour éviter qu’elle ne parle à la gendarmerie…

Si vous n’avez pas vu La traque, vous pouvez vous en faire une idée assez juste en imaginant Les chiens de paille revu par Chabrol. Malgré de petits problèmes de rythme dans la narration, c’est pas mal du tout. La distribution impeccable des chasseurs, une force tranquille dans le découpage des morceaux bravoure et la lumière de la campagne captée dans tout son violent éclat par Claude Renoir arrivent à faire passer les deux ou trois énormités du scénario et le pamphlet contre une certaine monstruosité ordinaire sonne finalement assez juste.

Le rose et le blanc (Robert Pansard-Besson, 1982)

Dans un immeuble parisien, des évènements oniriques surviennent sous l’impulsion d’un romancier.

Cet unique long-métrage de fiction du réalisateur de Tours du monde, tours du ciel est une oeuvre d’inspiration surréaliste. On songe à Bunuel, Lynch et surtout Alain Resnais pour la fantaisie ludique et un brin franchouillarde. Moins solennel que les films de ce dernier, Le rose et le blanc s’avère tout aussi  vain et insignifiant à force de confusion délibérée et arbitraire.