Ainsi soit-il (Gérard Blain, 2000)

Un fils venge son père assassiné par des employeurs véreux.

La « rigueur », à force de refuser toute déviation et, même, tout développement narratif, du postulat dramatique présenté au départ « le fils va venger le père des salauds », frise la vacuité. Néanmoins, le lyrisme tragique se concrétise dans quelques beaux instants, tel l’étreinte du fils à la mère au tribunal ou les dernières secondes du plan de la lecture de la lettre.

Beau travail (Claire Denis, 2000)

A Djibouti, un légionnaire devient jaloux d’une nouvelle recrue.

Le sens et la narration sont réduits à néant au profit d’un pompeux lyrisme de la fascination pour les corps virils et la nature grandiose (le bleu de la mer est un des plus sublimes jamais vus au cinéma): Claire Denis se montre ici digne héritière de Leni Riefenstahl. Un montage ouvertement insensé apporte la griffe arty-moderniste nécessaire à l’adoubement contemporain.