Ce joli monde (Carlo Rim, 1957)

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A la mort de sa mère, un jeune professeur de lettres fait connaissance avec son père, chef d’une bande de truands.

Darry Cowl, génial, illumine cette farce qui préfigure grandement Les tontons flingueurs mais qui est assez inégale. Certains dialogues sont délicieux, la tendresse de Rim est préférable au caricatural virilisme de Audiard mais, à force de se disperser dans des intrigues superfétatoires, le récit s’essouffle.

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Mimi Pinson (Robert Darène, 1958)

Une jeune fille habitant une chambre mansardée sur l’île Saint-Louis est menacée d’expulsion mais le représentant de la société propriétaire tombe amoureux d’elle.

Pas si nul qu’on aurait pu l’imaginer. D’abord, il y a le plaisir de voir les quais parisiens et les Halles dans les années 50. Robert Darène filme ça sans génie mais respectueusement des lieux et des personnes. Il évite les raccords superflus. Ensuite, en mettant en scène une jeune fille préférant habiter dans un studio peu fonctionnel mais charmant du centre de Paris plutôt qu’un confortable appartement moderne en banlieue, cette transposition auto-réflexive de la pièce de Musset effleure le sujet éternel mais assez peu traité au cinéma de la jeunesse bohème (aujourd’hui on dirait « bobo »). Le style un peu terne de Darène empêche une véritable célébration de l’anticonformisme solaire de son héroïne mais c’est mignon sans être tout à fait niais.