Turkish délices (Paul Verhoeven, 1973)

Un jeune sculpteur et une fille de bonne famille tombent amoureux.

La complaisance dans la laideur est franchement répugnante. Le systématisme de cette laideur nuit aux prétentions « réalistes » de Verhoeven. C’est juste de la provocation puérile. Le vitalisme de son héros lui permet toutefois de sortir de sa gangue caricaturale; les seconds rôles, eux, sont irrécupérables.

Katie Tippel (Paul Verhoeven, 1975)

A la fin du XIXème siècle, pour nourrir sa famille récemment émigrée à Amsterdam, une jeune fille est exposée à toutes les corruptions…

Même si moralement, Katie Tippel n’est pas le film le plus cynique de Verhoeven (l’avilissement programmé de la jeune fille pure n’aura pas vraiment lieu), il y a déjà une complaisance désagréable dans la laideur au nom du « tout doit être montré ». Cette crudité et l’inventivité ponctuelle de la mise en scène (les ombres chinoises!) donnent une certaine force à plusieurs séquence mais, ressemblant plus à une plate chronique qu’à un grand roman, Katie Tippel n’a pas l’énergie vitaliste des meilleurs films de son auteur.