Comédiennes (The marriage circle, Ernst Lubitsch, 1924)

A Vienne, un homme lassé de son épouse profite de l’infidélité de celle-ci pour s’en débarrasser.

A en croire les historiens du cinéma, Comédiennes serait la première comédie sophistiquée de Lubitsch, alors sous le choc de L’opinion publique de Chaplin. De fait, l’immigré berlinois n’a pas été long à assimiler les leçons du maître londonien. Tout le génie du découpage allusif plus tard vendu sous l’étiquette « Lubitsch touch » est déjà présent dans Comédiennes. Le seul problème lorsqu’on découvre ce film fondamental après les chefs d’oeuvre postérieurs, c’est qu’on ne peut se défendre d’une impression de déjà-vu. Le risque de lassitude est d’autant plus élevé que manque ici la pointe d’émotion qui viendrait enrichir la -très brillante- mécanique du vaudeville (contrairement par exemple à L’éventail de Lady Windermare tourné l’année suivante).

Les surprises de la T.S.F (So this is Paris, Ernst Lubitsch, 1926)

En allant s’expliquer avec un homme qui aurait aguiché son épouse, un homme retrouve une de ses anciennes maîtresses.

C’est le début d’un vaudeville brillamment mené et très drôle. Le film est parlant sans être parlant (il y a beaucoup d’humour verbal même s’il n’y a pas que ça). Les acteurs, en particulier Monte Blue, sont excellents. Moins personnel, un brin plus mécanique que d’autres chefs d’oeuvre de Lubitsch, ce virtuose exercice de style n’en reste pas moins un pur plaisir.