Au pays du rêve (Going Hollywood, Raoul Walsh, 1933)

Une jeune professeur de Français quitte son collège rigoriste pour rejoindre son chanteur préféré à Hollywood.

Quelques standards du Great americain songbook sont tout ce qu’il y a à retenir de cette niaiserie.

 

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Dance, girl, dance (Dorothy Arzner, 1940)

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Une jeune danseuse essaye de vivre de son art sans pour autant se compromettre dans des spectacles de bas étage et tombe amoureuse d’un riche divorcé.

On y voit Maureen O’Hara toute jeunette avant qu’elle ne devienne l’égérie de John Ford mais c’est quand même pas terrible du tout parce que la faiblesse de l’intrigue n’a d’égale que celle des numéros musicaux, ce qui, pour un musical, est assez embêtant. Pour rendre regardables les séries B musicales de la RKO, il fallait au moins le génie d’un Fred Astaire. Et encore.

L’amour chante et danse (Holiday inn, Mark Sandrich, 1942)

Un chanteur que sa fiancée à quitté pour son collègue danseur quitte le show-business et ouvre une auberge dans le Connecticut.

C’est de la façon la plus stupide que la cohabitation des deux stars a été gérée: prétexté par chaque jour férié de l’année (les « holidays » du titre), un numéro de chant succède à un numéro de danse. Cela rend évidemment la narration très programmatique. On se doute bien que le récit est le cadet des soucis des fabricants de L’amour chante et danse mais j’ai connu des comédies musicales qui déroulaient moins laborieusement leur conventionnelle intrigue. Heureusement, Fred Astaire danse, Bing Crosby est suave et la direction artistique de la Paramount tranche plaisamment d’avec l’aridité visuelle de la RKO. Mais quand même, gare au diabète!

The amazing Mrs Holliday (Bruce Manning et Jean Renoir, 1943)

Une jeune fille qui a recueilli 8 orphelins en Chine essaye de les faire adopter par la famille du capitaine qui les a ramenés et dont le navire a coulé.

Niaiserie de propagande où, quoique spécule Pascal Mérigeau, il est très difficile de trouver trace du style de Jean Renoir.

Histoire de chanter (Gilles Grangier, 1947)

Pour se venger d’un ténor qui fait fondre sa femme, un chirurgien de la côte d’Azur échange les cordes vocales de ce dernier avec celles d’un épicier…

Soit Luis Mariano se retrouvant avec la voix de Carette et Carette se retrouvant avec la voix de Luis Mariano. Sujet de comédie en or malheureusement gâché par un scénario paresseux, délayant longuement l’exposition et n’exploitant guère le potentiel de son excellent argument. Roquevert et Carette assurent le service minimum et les nombreuses prises de vue en extérieur permettent de voir Nice avant que la côte d’Azur ne fût bétonnée.

Tu m’oublieras (Henri Diamant-Berger, 1930)

Après la mort d’une chanteuse qui avait leur fortune, deux éditeurs de musique associés recueillent la jeune fille de cette dernière.

Les cadrages guindés accentuent l’impression de préciosité désuète qui émane de ce film rendu plus attachant encore par l’extrême douceur du ton qui refoule mal des fantasmes incestueux. Cela ne m’étonnerait pas que Jacques Demy ait vu Tu m’oublieras et s’en soit souvenu au moment de réaliser Trois places pour le 26.

 

 

Zouzou (Marc Allégret, 1934)

Un marin et une métisse élevés par un homme de cirque montent à la capitale…

L’inconsistante mollesse de Marc Allégret annihile un film qui avait un bon potentiel dramatique (les relents incestueux qui auraient pu être mieux exploités) et spectaculaire (les chorégraphies, pâles ersatz de Busby Berkeley). Visiblement, Joséphine Baker n’était pas une grande actrice de cinéma.