Je, tu, il, elle (Chantal Akerman, 1974)

Une jeune femme s’enferme dans une chambre où elle noircit plein de papier, va faire du stop, suce un camionneur qui lui raconte sa vie puis retrouve une amie avec qui elle fait l’amour.

Si un film comme Gentleman Jim est une parfaite expression de la jeunesse et de la vitalité de l’Occident, un film comme Je, tu, il, elle est un emblème non moins parfait de son avachissement le plus sinistre.

Diplomatie (Volker Schlöndorff, 2014)

Au moment de la libération de Paris, le consul de Suède tente de convaincre le général Von Choltitz de ne pas exécuter l’ordre hitlérien de destruction de la ville-lumière.

Sans s’encombrer de la vérité historique, Cyril Gély a dramatisé la décision de Von Choltitz avec un grossier mélange de sentimentalité et de moraline. La septième symphonie de Beethoven en guise de générique ou des mélanges absolument décomplexés d’images d’archives et de reconstitution (avec passage progressif du noir et blanc à la couleur) sont là pour agrémenter la mise en boîte de la pièce. Académique jusqu’au bout des ongles, Diplomatie se laisse regarder grâce à sa relative brièveté, l’intérêt de son sujet et la prestation de ses deux acteurs, parfaits dans l’exercice.