Les années faciles (Luigi Zampa, 1953)

Envoyé à Rome, un professeur sicilien intègre se corrompt face à l’inertie intéressée des bureaucrates…

Le récit est relâché, la fable se fait trop démonstrative dans son dernier acte et la fin apparaît longuette mais les diverses compromissions et veuleries dans la société italienne de l’après-guerre donnent lieu à de nombreuses scènes amusantes. Mine de rien, le dénouement est un des plus pessimistes jamais filmés. Plus que le terne Nino Taranto dans le rôle principal, c’est Gino Buzzanca, acteur de théâtre sicilien révélé au cinéma par Zampa, qui emporte le morceau grâce à sa composition de canaille sympathique et décomplexée.

Mariti in città (Luigi Comencini, 1957)

Pendant l’été, des maris se retrouvent seuls en ville…

Plus de rigueur dans l’écriture n’aurait pas été du luxe pour faire disparaître l’aspect un peu artificiel de ce récit choral mais Mariti in città reste une comédie plaisante avec des personnages archétypaux que Comencini parvient à rendre relativement vrais et attachants.