Marianne de ma jeunesse (Julien Duvivier, 1954)

Dans un pensionnat perdu au milieu d’une forêt allemande, l’histoire d’amour entre un lycéen et une mystérieuse dame habitant un château que l’on dit hanté.

Une fantaisie qui se prend beaucoup trop au sérieux pour être prise au sérieux. Il est difficile de jouer la poésie pure au cinéma, art réaliste par excellence, surtout quand on s’appelle Julien Duvivier, c’est à dire qu’on est un des cinéastes les plus terre-à-terre qui soient. Alors on fait de jolies images en composant avec la brume et les lacs mais c’est bien là le seul intérêt du film: de jolies images. Pas d’évocation, pas d’onirisme, pas de fascination, que des clichés, que des poses guindées. Acteurs et dialogues ridicules d’emphase annihilent rapidement l’intérêt de la fiction. Comparer ce film aux Dernières vacances pour se rendre compte que le cinéma français est meilleur en prose qu’en vers.