Le bal (Wilhelm Thiele, 1931)

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Délaissée par sa mère, une jeune fille sabote le premier bal organisé par ses parents subitement enrichis.

L’incisif petit livre de Irène Némirovsky a été affadi par un traitement aussi mou que caricatural. Pour son premier film, Danielle Darrieux, en plein dans l’âge ingrat et horriblement coiffée, n’a pas encore la grâce qui sera la sienne trois ans plus tard.

 

Au bonheur des dames (Julien Duvivier, 1930)

Dans un des premiers grands magasins parisiens, l’ascension d’une vendeuse dont le patron est amoureux…

Adaptation très superficielle du roman de Zola. La complexe critique sociale a été évacuée par les scénaristes qui ont transposé l’action dans les années folles. Le terne Pierre de Guingand ne convainc guère en Octave Mouret. Cependant, Au bonheur des dames version Duvivier éblouit par sa technique grisante où 35 ans d’art muet sont brillamment condensés. Par exemple, au début, l’effervescence urbaine est restituée aussi intensément que dans L’aurore.