Mam’zelle Mozart (Yvan Noé, 1936)

Un fils de bonne famille tombe amoureux d’une marchande d’instruments de musique dont la boutique est au bord de la faillite.

Cette comédie a des qualités (les épaules de Darrieux, les chansons, les seconds rôles Pauline Carton, Louis Baron fils et Pierrette Caillol, les gags récurrents…bref la fantaisie de l’ensemble) mais n’est guère plus que « sympathique » à cause d’une mise en scène particulièrement paresseuse. Rétrospectivement, Mademoiselle Mozart permet de se rendre compte du talent d’un Decoin.

Mauvaise graine (Billy Wilder et Alexandre Esway, 1934)

Un jeune homme de bonne famille a qui son père a confisqué son auto rejoint une bande de voleurs.

Ce premier film de Billy Wilder, produit en France, n’est pas son plus réussi. Le manque de maîtrise technique aussi bien que narrative porte préjudice au film. Les trois quarts du film sont muets et une médiocre musique signée Franz Waxman est censée insuffler un rythme aux images. A la longue, c’est assez agaçant. Le récit est très mince. Le tournage en décors naturels fait que ce film a été considéré par certains, son réalisateur et son actrice en premier lieu, comme précurseur de la Nouvelle Vague. Ils n’ont pas tout à fait tort même si Wilder a vécu cela plus comme une contrainte, due à un budget famélique, que comme une libération.