Noose (Edmond T.Gréville, 1948)

A ses risques et périls, une journaliste récemment fiancée enquête sur un caïd…

Film noir anglais propulsé par une forme survitaminée et une interprétation très variée. Le jeu de la trop tôt disparue Carole Landis, inspirée par son idole Carole Lombard, tire le polar vers la comédie américaine et le très vif Nigel Patrick accroît l’élégante rapidité de la mise en scène. C’est ainsi que, malgré un scénario verbeux (tiré d’une pièce de théâtre), Noose est un film très grisant qui justifie la réputation de Edmond T.Gréville.

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La part des lions (Jean Larriaga, 1971)

A la mort de leur père adoptif, un écrivain et un truand organisent un casse pour restaurer la maison de leur enfance.

Jean Larriaga n’a pas laissé son nom dans l’Histoire du cinéma et c’est logique. Molle et approximative, la mise en scène ne compense pas la faiblesse d’un scénario qui recelait pourtant des thèmes intéressants (notamment le lien entre Résistance et pègre d’après-guerre). L’anarchisme amer de la fin émeut par sa dureté et j’aurais aimé que l’ensemble soit mieux. Mais en l’état, La part des lions n’est pas défendable.

Je suis un sentimental (John Berry, 1955)

Un reporter enquête sur le meurtre de la maîtresse du fils de son patron.

Le récit est particulièrement mal fichu, qui relance artificiellement la dramaturgie en adjoignant une intrigue sans rapport avec le crime principal une fois que celui-ci est quasiment résolu. Le sympathique Eddie Constantine peine à incarner la détresse de son personnage qui noie sa veulerie dans l’alcoolisme (pour une fois, c’est sous l’angle dramatique qu’on tente de présenter le goût du héros pour le whisky). C’est dommage car la réalisation de John Berry, avec ses nombreux et vifs mouvements d’appareil, surclasse aisément celle de ses collègues français Jean Sacha et Patrice Dally.

Marché de brutes (Raw deal, Anthony Mann, 1948)

Un homme s’évade de prison avec l’aide d’une fille qui est amoureuse lui mais entraîne dans leur cavale la bourgeoise dont il demeure amoureux.

Aux confins de l’abstraction, la sécheresse formaliste du style force l’admiration mais éloigne quelque peu le spectateur des personnages et des enjeux dramatiques.

 

Les pirates du métro (The taking of Pelham 123, Joseph Sargent, 1974)

La phrase d’accroche de l’affiche est un parfait résumé du film.

Un divertissement sympatoche mais pas plus: les réactions de la police et de la mairie new-yorkaises sont ici tellement stupides qu’elles empêchent la prise au sérieux du récit (dont le ton est pourtant très sérieux à part deux ou trois blagues racistes au début).

Le policeman (Fort Apache, The Bronx, Daniel Petrie, 1980)

Dans un commissariat du Bronx, un vétéran fait équipe avec un jeune ambitieux tandis qu’un tueur de flics sévit…

Un excellent scénario qui mêle habilement intrigue criminelle, constat social, questionnement moral et intimisme (l’inévitable histoire d’amour est superbement traitée) ainsi que la présence magnifique et émouvante de Paul Newman, soutenu par des seconds rôles parfaits, font de The Bronx un très beau polar.