Sergil chez les filles (Jacques Daroy, 1952)

A Marseille, l’inspecteur Sergil enquête sur le meurtre de la femme de chambre d’un hôtel de passes.

Quelques prises de vue des rues autour de Notre-Dame de la Garde sont tout ce que l’on peut trouver de vaguement intéressant dans ce bas de panier de la série B franchouille où Daroy se montre certes moins nul que Dally. Même Paul Meurisse est sous-employé.

Paul Sanchez est revenu ! (Patricia Mazuy, 2018)

Dans le Var, une jeune gendarmette prend à coeur la traque d’un homme qui, ayant assassiné sa famille dix ans auparavant, serait revenu.

Même si elle instrumentalise la schizophrénie de son personnage éponyme pour faire opportunément rebondir son scénario, Patricia Mazuy a réalisé un beau film sur le besoin d’extraordinaire d’autant plus grand et irrationnel que l’ordinaire dans lequel on s’ébroue est morne. S’il y a bien une constante dans l’hétéroclite filmographie de Mazuy, c’est la sourde mise en exergue de l’étroitesse provinciale. Cela enrichit la quête de l’héroïne d’une tonalité grotesque et satirique. Pour autant, l’auteur ne se contente pas de pointer le ridicule ponctuel de ses personnages. Ainsi, dans la séquence où la gendarmette va interroger les maraîchers, le spectateur comprend son exaltation (amplifiée par l’audacieuse musique de John Cale) sans forcément la faire sienne. Dans cet art d’équilibriste réside la richesse de la mise en scène. L’ironie de la fable ne le cède jamais à la tension du thriller. Cette réussite doit énormément à l’interprétation de Zita Hanrot dont chaque geste rend sensible le vacillement obsessionnel de son charmant personnage.

Copland (James Mangold, 1997)

Un shérif du New-Jersey un peu simplet est sollicité par l’IGS dans une enquête qui vise les nombreux policiers installés dans son comté.

Même si l’artifice de certaines ficelles dramatiques est sensible, le récit habile et la pléiade d’acteurs immenses font passer un très bon moment. L’hommage final à Rio Bravo est plaisant.