Des filles disparaissent (Lured, Douglas Sirk, 1947)

Pour démasquer un tueur en série, la police londonienne emploie une danseuse comme appât.

Remake simplifié et inutile du très bon Pièges de Siodmak.

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Copland (James Mangold, 1997)

Un shérif du New-Jersey un peu simplet est sollicité par l’IGS dans une enquête qui vise les nombreux policiers installés dans son comté.

Même si l’artifice de certaines ficelles dramatiques est sensible, le récit habile et la pléiade d’acteurs immenses font passer un très bon moment. L’hommage final à Rio Bravo est plaisant.

Rapport confidentiel (Report to the commissioner, Milton Katselas, 1975)

A New-York, l’enquête sur la mort d’une jeune policière infiltrée chez un trafiquant de drogue révèle les dessous d’un commissariat.

Les quelques artifices dramatiques de la dernière partie altèrent à peine la saveur réaliste de ce très bon polar où les rues du coeur de Manhattan sont restituées dans tout leur grouillement.  La complexité de l’intrigue évite l’univocité dans le pessimisme (car un polar américain des années 70 est forcément pessimiste).

Les révoltés (Outside the law, Tod Browning, 1920)

Une jeune fille travaille avec un jeune homme à dérober des bijoux pour le compte du bandit qui a injustement envoyé son père en prison.

Hyper-expressif, Lon Chaney vole la vedette à Priscilla Dean. Parfois, les obsessions perverses de Tod Browning se marient bien avec la convention moralisatrice de l’intrigue (super scène où l’héroïne vise l’enfant avec son pistolet). La fureur des séquences de violence impressionne. Malgré certains ressorts tartignoles, Les révoltés est donc plutôt un bon film.

Les voleurs de la nuit (Samuel Fuller, 1984)

A Paris, un couple de chômeurs braque les employés de l’ANPE qui les humilient.

Les amusantes grimaces de Claude Chabrol et le thème de Ennio Morricone, qu’il réutilisera de façon magnifique pour La légende du pianiste sur l’océan, sont tout ce qu’il y a à retenir de ce très mauvais film que son absence totale de précision, que ce soit dans le scénario ou la mise en scène, fait régulièrement flirter avec le nanar. Parmi mille autres détails, la façon dont Fuller imagine le train de vie des employés de l’ANPE est particulièrement embarrassante.