La brigade héroïque (Saskatchewan, Raoul Walsh, 1954)

Alors que les Sioux vainqueurs de Custer passent la frontière canadienne pour mobilier les Crees dans leurs révolte, une poignée de soldats de la police montée canadienne entreprend une expédition pour avertir la garnison d’un fort du danger imminent.

L’histoire de ce commando en territoire hostile, à rapprocher de Objective Burma! et Distant Drums, est parasitée par la sous-intrigue inintéressante d’un protagoniste féminin. De plus, Shelley Winters n’étant pas la plus belle des actrices hollywoodienne, il est dur de croire à son personnage pour qui plusieurs hommes sont morts. Les enjeux politiques du scénario sont intéressants mais leur résolution simpliste montre le caractère très conventionnel de La brigade héroïque. Pourtant, la vivacité du rythme et surtout les splendides paysages canadiens remarquablement mis en valeur par un Technicolor très saturé rendent ce western agréable à regarder.

Les tuniques écarlates (North West Mounted Police, Cecil B. DeMille, 1940)

Un Texas Ranger collabore avec la police montée canadienne pour retrouver un meurtrier échappé au Canada.

Le récit est particulièrement riche, une profusion d’intrigues maintient l’intérêt du spectateur en dépit d’une mise en scène très statique et relativement pauvre en morceaux de bravoure. Le Technicolor, le premier de DeMille, est rutilant et met en valeur les uniformes écarlates de la police montée. L’ensemble est assez enfantin, à l’exception de la fille du méchant, jouéee par Paulette Goddard. C’est un caractère plus intéressant que les autres qui se réduisent à des archétypes naïfs. C’est une femme qui fait le mal par amour et que l’on peut rattacher à un type de personnage assez récurrent chez DeMille (Dalilah dans Samson et Dalilah, Nefertari dans Les dix commandements), des héroïnes complexes, dévorées par leur passion, qui nuancent la réputation simpliste de leur auteur et qui pimentent des films parfois un peu lisses.