Artistes et modèles (Raoul Walsh, 1937)

La petite amie d’un publicitaire séduit le commanditaire de son fiancé pour être la vedette de sa nouvelle campagne.

La rayonnante splendeur de Ida Lupino à vingt ans et des numéros musicaux et dansants qui montrent la tranquille suprématie de Hollywood en matière de divertissement spectaculaire sont les principaux atouts de cette sympathique comédie où les femmes mènent les hommes par le bout du nez pour concrétiser leurs ambitions. Sans être génial, Artistes et modèles est un des rares bons films de Raoul Walsh tournés dans les années 30.

Faiblesse humaine (Sadie Thompson, Raoul Walsh, 1928)

Sur une île du Pacifique, une ancienne chanteuse courtisée par la soldatesque est prise en grippe par un activiste puritain.

La nature du pouvoir et la motivation du puritain lorsqu’il refuse l’expulsion à Sydney auraient gagné à être précisées mais, mené par un grand duo d’acteurs apte à restituer toute la complexité évolutive de leurs personnages et doté d’une mise en scène expressive et riche de détails qui transfigure la quasi-unité de lieu, Sadie Thompson n’en demeure pas moins un très bon film de Raoul Walsh.