Ce joli monde (Carlo Rim, 1957)

A la mort de sa mère, un jeune professeur de lettres fait connaissance avec son père, chef d’une bande de truands.

Darry Cowl, génial, illumine cette farce qui préfigure grandement Les tontons flingueurs mais qui est assez inégale. Certains dialogues sont délicieux, la tendresse de Rim est préférable au caricatural virilisme de Audiard mais, à force de se disperser dans des intrigues superfétatoires, le récit s’essouffle.

Vous n’avez rien à déclarer? (Clément Duhour, 1959)

Convoitant l’épouse, un professeur de chant sabote le mariage arrangé entre la fille d’un député radical et le fils d’un comte en provoquant l’impuissance de l’époux.

Troisième adaptation de la pièce de Hennequin et Veber. L’assistant de Guitry que fut Clément Duhour ne cherche pas à camoufler les origines théâtrales de son script mais l’inventivité de son déroulement, la variété du comique (c’est un vaudeville vaguement satirique avec des notations absurdes très prononcés) et, surtout, une distribution presque à la hauteur de la version des années 30, grâce à la présence d’extravagants géniaux tel Darry Cowl, qui s’en donne à coeur joie font de ce Vous n’avez rien à déclarer? une comédie qui certes ne vole pas haut mais qui amuse beaucoup.