Spetters (Paul Verhoeven, 1980)

Dans la banlieue de Rotterdam, une vendeuse de frites avide de s’élever socialement s’intéresse à trois copains dont un jeune champion de motocross.

Force est de constater que la générosité romanesque de la narration et la puissance vitaliste de la mise en scène l’emportent face à la laideur délibérée du décor, de la lumière, des acteurs, de la musique, des images de sexe parfaitement gratuites et des consternants clichés (l’homo refoulé qui s’accepte grâce à un viol) qui sous-tendent une Weltanschuung ne déviant jamais de son cynisme programmatique. Pas sûr toutefois que Spetters supporte une révision.