Rose de minuit (Midnight Mary, William Wellman, 1933)

La maîtresse d’un gangster tombe amoureuse du fils d’un juge.

Un mélo bien mené car le manichéisme est atténué au profit d’une relative justesse dans le détail des scènes et le comportement des personnages. Seul le crime final, déterminant car le récit est un long flashback, paraît quelque peu artificiel. Loretta Young est adorable. Il y a une véritable expression visuelle de l’attirance érotique, une sensualité rare même dans les films dits « pre-code ». Bref, sans atteindre les sommets de Safe in Hell ou Frisco Jenny, Rose de minuit est un bon Wellman.

The younger generation (Frank Capra, 1929)

Sous l’impulsion d’un fils ambitieux, une famille juive du Lower East side déménage sur la 5ème avenue.

D’abord simpliste et redondant lorsqu’il oppose la cupidité du fils à la simplicité du père et de la fille, ce film de Frank Capra littéralement à cheval entre le muet et le parlant s’avère intéressant lors de sa seconde partie où le jusqu’au-boutisme de l’auteur confère à son oeuvre des accents mélodramatiques particulièrement cruels. Pas mal du tout.