Tony Rome est dangereux (Gordon Douglas, 1967)

A Miami, un détective privé ramène une fille de riches alcoolisée dans sa famille et les ennuis commencent.

Variation légère, colorée et ensoleillée donc agréable du Grand sommeil. Les personnages boivent des martinis, ce qui ancre bien l’action dans les années 60.

 

Les grands fusils (Duccio Tessari, 1973)

Un tueur de la mafia désirant raccrocher voit sa famille assassinée par ses commanditaires et cherche alors à se venger.

Sanglant polar européen dynamisé par de trépidantes courses-poursuites. Le jeu sobre et tragique d’Alain Delon, à l’avenant d’une mise en scène qui sait se faire pudique (voir l’ellipse de la cabane), insuffle une touchante vérité humaine au drame de convention. En dépit de la modestie de ses ambitions et d’un rythme inégal dû à une narration un peu redondante, Les grands fusils est un bon film, préférable à des Delon plus célébrés, tel Le samouraï. A découvrir.

Les frères Rico (Phil Karlson, 1957)

Un ancien comptable de la mafia replonge pour retrouver ses frères en danger.

L’ancrage dans une communauté d’immigrés italiens (jolie scène de la visite chez la mama) donne un semblant d’originalité à ce drame policier où on préfère se focaliser sur les dilemmes moraux des personnages plutôt que sur l’action. Richard Conte est bien mais le récit s’étrique au fur et à mesure qu’il se déroule et la convention finit par reprendre le dessus, dévoilant les grosses ficelles d’une écriture foncièrement velléitaire.