Le voyageur du temps (Beyond the time barrier, Edgar G.Ulmer, 1960)


Alors qu’il essaye un nouvel avion, un pilote de chasse américain se retrouve dans un futur dévasté.

L’indigence de cette série Z n’empêche pas un singulier travail sur les décors dessinés par Ulmer lui-même. Si le film n’est pas des plus passionnants, on notera qu’il n’est pas complètement nul non plus. Son intrigue n’est pas simpliste et il fallait oser réaliser un film ouvertement anti-nucléaire en 1960, c’est à dire au plus fort de l’équilibre de la terreur. Avec trois bouts de ficelle, le cinéaste arrive à exprimer une certaine désolation quant au devenir de l’humanité.

The man from planet X (Edgar G.Ulmer, 1951)

Des scientifiques établissent le contact avec un extra-terrestre dont le vaisseau s’est écrasé en rase campagne.

The man from planet X est une série Z dont les acteurs impliqués et la mise en scène soignée arrivent à faire oublier le manque de moyens matériels. C’est même un beau film, à contre-courant de la production hollywoodienne d’alors. En effet, l’extraterrestre n’est ni angélisé ni diabolisé. Ses intentions resteront mystérieuses et il en résulte une sublime incertitude. The man from planet X ou comment ouvrir des perspectives immenses sur l’humanité à partir d’un vulgaire film de série.