Police judiciaire (Maurice de Canonge, 1958)

Au 36 quai des orfèvres, le quotidien de la police judiciaire.

La volonté documentaire se traduit par le refus de la dramatisation, l’absence de caractérisation individuelle des personnages et, si celle-ci est intentionnelle, la grisaille de la photo mais cela n’empêche pas l’artifice du montage alterné, destiné à montrer que différentes affaires sont traitées en même temps, de se faire lourdement sentir. Over-chiant.

Le désordre et la nuit (Gilles Grangier, 1958)

Enquêtant sur le meurtre d’un patron de boîte de nuit, un flic s’amourache d’une jeune toxicomane…

Au-delà de l’enquête policière (téléphonée), l’intérêt dramatique du récit vient de la relation qui s’établit entre le vieux flic allant jusqu’à démissionner et la jeune toxicomane. Malheureusement, le trouble et l’ambiguïté sont des notions parfaitement étrangères au cahiers des charges d’un véhicule pour Gabin et à la mise en scène d’un Grangier. D’où l’impression regrettable d’un film regardable mais velléitaire et franchement inabouti. Les gambettes de Nadja Tiller sont sublimes.