Les pirates du métro (The taking of Pelham 123, Joseph Sargent, 1974)

La phrase d’accroche de l’affiche est un parfait résumé du film.

Un divertissement sympatoche mais pas plus: les réactions de la police et de la mairie new-yorkaises sont ici tellement stupides qu’elles empêchent la prise au sérieux du récit (dont le ton est pourtant très sérieux à part deux ou trois blagues racistes au début).

Deux hommes en fuite (Figures in a landscape, Joseph Losey, 1970)

Dans un pays désertique, deux fugitifs sont pourchassés par des hélicoptères.

L’absence délibérée de toute précision géographique, politique ou psychologique réduit les personnages, le drame et le film à un concept, un concept parfaitement inintéressant car foncièrement arbitraire. De plus, cette absence d’ancrage redouble le sentiment d’exagération qui émane du jeu uniformément tendu des acteurs, particulièrement Robert Shaw. Après, c’est « bien filmé » (plein de plans-séquences).

La méprise (Alan Bridges, 1973)

Une jeune veuve de l’aristocratie anglaise retrouve le goût de la vie grâce à un chauffeur…

Cela commence comme une jolie bluette mais c’est en fait un mélodrame très cruel parce que ce qui était promis par le début n’adviendra pas. Sarah Miles est excellente, comme toujours lorsqu’elle tient ce genre de rôle. C’est sans doute la relative platitude de la mise en scène d’Alan Bridges qui a empêché cette palme d’or de passer à la postérité. Pas indigne mais pas génial non plus.