Du rouge pour un truand (Lady in red, Lewis Teague, 1979)

Pendant la Grande Dépression, une jeune fille chassée par son père fermier traverse diverses situations avant de rencontrer Dillinger.

Cette production Roger Corman, qui imagine une histoire autour de la jeune fille ayant servi au FBI pour identifier Dillinger à la sortie du cinéma où il fut abattu, dispose de deux atouts maîtres. Le premier est le scénario du débutant John Sayles qui retrouve la densité behavioriste des films américains « sociaux » du début des années 30. La crudité un brin complaisante, en matière de représentation sanglante et sexuelle, vient expliciter ce qui ne fut jamais que suggéré dans les films dits « pre-code ». Le second est la splendide Pamela Sue Martin.

 

Crazy mama (Jonathan Demme, 1975)

Après que leur propriétaire les ait expulsées, une famille de coiffeuses s’en va braquer des banques…

Produit par Roger Corman, le deuxième film de Jonathan Demme est une sorte de variation fauchée et déjantée des Raisins de la colère. La vitalité d’une mise en scène mouvementée et percutante alliée à une vraie tendresse pour un panel de désaxés d’âges et de sexes divers et variés qui se trouvent unis par la force des circonstances rend cette série B particulièrement attachante. La bande originale, composée de standards américains du début des années 60, ajoute évidemment au plaisir.