Le soldat Laforêt (Guy Cavagnac, 1972)

Pendant l’exode de 1940, un déserteur vagabonde dans l’Aveyron…

Plaquage des idéaux soixante-huitards sur la réalité de l’Exode. C’est incongru, bourré d’anachronismes (comme la rencontre finale avec le maquis) et d’un ridicule qui confine à l’obscénité. La grande faiblesse de l’écriture -à la fois étique et confuse- empêche la prise au sérieux des situations dramatiques. Toutefois, le naturel du filmage de Guy Cavagnac -hanté par son maître Jean Renoir- tempère, au niveau du détail de plusieurs scènes, la fausseté de la conception. Le charme capiteux de la trop rare Catherine Rouvel est un atout.

La chamade (Alain Cavalier, 1968)

La jeune maîtresse d’un riche homme d’affaires a une liaison avec un journaliste de son âge.

Tout ce qui transcendait la banalité du sujet dans le beau roman de Françoise Sagan passe à l’as. Les scènes d’amour passionnées, essentielles à la liaison entre les jeunes gens, se réduisent à une poignée de plans fades et sans imagination. Le sexe est tellement atténué que le film apparait comme une plate niaiserie. Charles, personnage digne dans le roman est ici un vulgaire homme trompé et jaloux, comme Piccoli en a incarné des dizaines. Enfin, Roger Van Hool, le comédien dégotté pour donner la réplique à Catherine Deneuve et Michel Piccoli joue faux.
Bref, c’est nul.