The trouble with angels (Ida Lupino, 1966)

Deux filles turbulentes sont envoyées dans un lycée catholique où elles font des bêtises.

Quelle tristesse de voir qu’Ida Lupino, réalisatrice qui a dans ses productions indépendantes des années 50 manifesté la sensibilité la plus brûlante de tout le cinéma américain classique, a achevé sa carrière cinématographique sur une pochade aussi niaise!

La citadelle (King Vidor, 1938)


L’histoire d’une jeune médecin idéaliste qui succombe à l’appât du gain lorsqu’il s’installe à Londres.
Le film a été tourné en Angleterre avec des acteurs du cru (Donat, Harrison…). Est-ce pour cela qu’il est visuellement sans grand intérêt, est-ce pour ça que sa narration, par ailleurs schématique et prévisible, avance bien plus par le blabla que par l’action ?  
Restent quelques belles séquences comme celle du sauvetage au début suivie d’un magistral plan-séquence. Le film ne fait donc pas partie des oeuvres majeures de son auteur mais il est éminemment personnel: La citadelle finit par raconter la lutte d’un individu face à l’establishment (médical ici), lutte concrétisée dans un discours final beau et édifiant comme on en voyait souvent dans le cinéma américain d’alors (fin des années 30).