La 25ème heure (Spike Lee, 2002)

Les dernières 24 heures en liberté d’un dealer new-yorkais avant qu’il ne purge sa peine de sept ans de prison.

Les artifices d’écriture (l’unité de temps qui sert à facilement récapituler tous les aspects de la vie du personnage, le sur-signifiant monologue face au miroir) et l’abondance de plans inutiles au début sont des défauts véniels face à l’ampleur cosmique qu’a su insuffler Spike Lee à cette poignante histoire de rédemption.  Le contexte post 11-Septembre est finement évoqué, via notamment un travelling aussi sublime qu’inattendu sur les ruines, et la fin, qui emmène vraiment le film ailleurs, fait de La 25ème heure un grand film américain.

He got game (Spike Lee, 1998)

Un détenu se voit offrir par le gouverneur une possibilité de liberté conditionnelle s’il convainc son fils, meilleur espoir du basket américain, d’entrer à l’université de l’état.

Le lourd secret entre le père et le fils fait de He got game, fondamentalement, un drame familial. Le récit part un peu dans tous les sens, certaines scènes tirent en longueur, le point de vue est plus sentimental que critique (même si les dessous du basket américain sont brocardés), la pompière musique de Aaron Copland hyperbolise les scènes de basket et le dénouement manque de crédibilité. Toutefois, l’élan lyrique de la réalisation transfigure cette dialectique familialo-sportive attendue mais belle.