Lily aime-moi (Maurice Dugowson, 1975)

Un journaliste chargé d’écrire un article sur un ouvrier P3 rencontre un tourneur-fraiseur que sa femme vient de quitter. Ils décident de partir à la campagne.

Le peintre Jean-Michel Folon dans le rôle du journaliste handicape le film par sa fadeur, quelques embardées dans la fantaisie paraissent forcées mais le cabotinage de Patrick Dewaere insuffle une énergie qui fait globalement défaut à la mise en scène, le hiatus entre progressisme moral dicté par la bourgeoisie de gauche et simplicité des moeurs ouvrières est bien restitué et la tendresse du ton, si elle amoindrit le propos politique, finit par séduire. Intéressant.

Les camisards (René Allio, 1970)

Après la révocation de l’édit de Nantes, la lutte entre protestants et troupes royales dans les Cévennes.

La mollesse absolue et insupportable de la mise en scène empêche de trancher quant à la nature de ce film informe: épopée ratée faute de moyens et de talent (dans la dramaturgie notamment) ou spectacle brechtien dont la « distanciation » se serait arrêtée à la moitié du chemin?