La marche de Tokyo (Kenji Mizoguchi, 1929)

Une fille est envoyée dans une maison de geishas où un jeune homme de bonne famille va s’amouracher d’elle…

De la gangue mélodramatique dont il extraira plus tard le suc de ses chefs d’œuvre, Mizoguchi ne tire ici rien de très original ni de bien passionnant. L’invraisemblance des conventionnelles coïncidences n’est guère transcendée par un style encore très hollywoodien (découpage classique….). Il faut par ailleurs préciser que, si la version restaurée par la Cinémathèque française en 1999 est parfaitement intelligible, le film n’aurait pas été conservé dans son intégralité.

Terre natale (Kenji Mizoguchi, 1930)

Un chanteur sans le sou marié à une épouse loyale s’entiche d’une chercheuse d’or lorsqu’il atteint le succès.

Ce film qui est un des premiers parlants japonais et qui est donc encore à moitié muet est une accumulation de poncifs mélodramatiques sans intérêt. Il n’y a pas de hauteur de vue dans la mise en scène. Mizoguchi n’a pas encore trouvé sa voie ainsi qu’en témoigne son découpage très classique où abondent les plans américains.