L’année de tous les dangers (Peter Weir, 1982)

Un journaliste australien est envoyé en Indonésie couvrir les prodromes d’une révolution.

La première partie a le mérite de problématiser la situation de ce reporter occidental dans un pays pauvre en guerre mais ensuite, la romance entre lui et la femme domine et évacue tout à fait les enjeux politiques du drame qui n’avaient de toute façon guère été développés. Pour la bonne conscience du spectateur occidental, quelques images des bidonvilles, mal reliées au reste d’un récit de toutes façons artificiellement ficelé, saupoudrent le film et un personnage de nain sentencieux fait régulièrement part au héros de ses conseils ésotériques et inquiets. Finalement, le spectateur est conduit à être soulagé lorsque les deux stars parviennent à fuir un pays à feu et à sang, ce qui est parfaitement indécent.

Le village (M. Night Shyamalan, 2004)

Dans un village isolé, un jeune homme demande aux Anciens l’autorisation de traverser la forêt environnante réputée pleine de monstres pour aller chercher des médicaments…

L’idée de base est passionnante mais son développement narratif est alambiqué et repose sur l’esbroufe. La remarquable élégance formelle aide à supporter le visionnage de ce film terriblement creux.