Cavalcade d’amour (Raymond Bernard, 1940)

AU XVIIème siècle, au XIXème siècle et au XXème siècle, trois histoires d’amour, dont deux tragiques, ont lieu dans un château.

Pléïade d’acteurs et jolis décors mais dialogues surannés (surtout dans le premier segment), petits problèmes de rythme, angles de prise de vue stupidement penchés (péché mignon de Raymond Bernard) et manque de focus dramatique. In fine, c’est pas mal, de bonne tenue, mais les sketches (car il s’agit finalement d’un film à sketches) auraient gagné à davantage de concision, de netteté dramaturgique.

Olivia (Jacqueline Audry, 1951)

Dans un pensionnat pour jeunes filles, une nouvelle élève découvre les troubles rivalités autour des deux fondatrices.

La délicatesse visuelle et la qualité de la distribution ont beau faire de Olivia un des films les plus aboutis de Jacqueline Audry, la mièvre opacité du roman originel demeure donc c’est profondément nul.

Lac aux dames (Marc Allégret, 1934)

Le maître-nageur d’un lac de montagne est courtisé par différentes jeunes filles.

La peinture des sentiments a la fausseté des bluettes, la mise en scène manque de dynamisme et de fraîcheur, les effets poétiques sont désuets mais le charme insolite de Simone Simon, révélée par ce film, est, lui, toujours vivace.

La malédiction des hommes-chats (Robert Wise, 1944)

Ce film est la suite de La féline. Le mari d’Irena s’est remarié, a eu une petite fille et semble déterminé à oublier son passé. Mais il s’inquiète de sa fille qui s’invente des amis imaginaires…

Le scénario est moyen, on peut s’interroger sur la nécessité dramatique du personnage de Simone Simon, mais la mise en scène merveilleuse (au sens, disons, Spielberg du terme) rend le film très agréable à regarder. La lumière sur la jardin enneigé est enchanteresse. La malédiction des hommes-chats est beaucoup moins ténébreux, moins pessimiste que La féline mais on retrouve la patte du producteur Val Lewton même si cette suite est moins aboutie stylistiquement (en terme de concision notamment).