L’invasion secrète (Roger Corman, 1964)

En 1943, un commando formé par des criminels est chargé de délivrer un général enfermé dans une imprenable forteresse yougoslave….

Cela préfigure Les douze salopards, sorti trois ans plus tard. Moins nihiliste que le film d’Aldrich, L’invasion secrète ne s’appuie guère sur la crapulerie de ses personnages mais préfère développer un classique film de commando avec brio et efficacité: un insert mélo inattendu mais assez cohérent, une belle appréhension des décors naturels de Dubrovnik, des situations de l’action variées entre montagnes, souterrains, cimetières et prison ainsi qu’une fin dont l’ingéniosité sous-tend un vrai propos politique en sont les principales qualités.

La reine vierge (Young Bess, George Sidney, 1953)

Avant son accès au trône sous le nom de Elizabeth, l’amour tragique d’une bâtarde de Henry VIII pour un brillant amiral.

Le déroulement du drame manque de concision et est trop statique mais le style rend le tout intéressant: l’esthétisme de George Sidney, son goût pour les cadres larges admirablement composés et coloriés, n’empêche pas que son film comporte aussi des scènes d’un lyrisme intense où les cordes de Miklos Rosza sur le si doux visage de Jean Simmons font merveille.