Mandingo (Richard Fleischer, 1975)

Dans une plantation du Sud des Etats-Unis, le fils achète un esclave et en fait un lutteur.

Au-delà des images de violence sauvage qui n’ont rien perdu de leur puissance de choc, cette grande fresque de l’esclavage, si elle pâtit d’une exposition un peu longue, rend sensible une dialectique de la déshumanisation et de la réhumanisation qui passe aussi bien par les rebondissements d’un récit retors mais cohérent car centré sur les pulsions sexuelles des personnages que par l’attention de la caméra au regard perdu de Ken Norton. Finalement, seul le personnage de James Mason, avec son enfant noir repose-pieds, apparaît caricatural. Comme dans Les damnés, l’abondance de zooms, étonnante chez un cinéaste classique de l’acabit de Richard Fleischer, participe d’une esthétique déviante en accord avec le sujet infernal et décadent. En définitive, Mandigo s’avère un des meilleurs films de son réalisateur.

Larry le dingue, Mary la garce (Dirty Mary Crazy Larry, John Hough, 1973)

Deux hommes qui viennent de dévaliser une épicerie sont pris en chasse par la police de l’état et une fille s’est incrustée dans leur voiture…

Personnages et intrigue sont réduits à portion congrue au profit de dantesques courses-poursuites. C’est un peu ennuyeux à la longue mais ça rappellera de chouettes parties à ceux qui ont joué à Driver sur Playstation.