Pour une nuit d’amour (Edmond T.Gréville, 1947)

A la fin du XIXème siècle, une jeune marquise sur le point d’être mariée à un riche prétendant demande à un niais amoureux d’elle de l’aider à cacher un cadavre.

La transformation de la sombre nouvelle sado-maso de Zola en une « satire sociale » convenue et inoffensive amuse au début grâce à Alerme et à quelques bons mots mais finit par ennuyer franchement à force de dilution de l’action dramatique (prolongations grotesques du dénouement…). Le peu de perversité gardé par les adaptateurs est complètement gommé par l’interprétation de Odette Joyeux, tout à fait inadaptée au rôle de Thérèse. Toutefois, le filmage de Gréville est d’une plaisante vivacité.

 

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Sous le ciel de Paris coule la Seine (Julien Duvivier, 1951)

Une journée à Paris vue à travers des personnages divers et variés dont les destins vont s’entremêler.

Sous le ciel de Paris est en quelque sorte l’ancêtre des films choraux de Robert Altman. On y retrouve le même genre de pessimisme qui apparaît gratuit parce que surplombant. Celui de Duvivier concerne surtout le devenir des relations amoureuses. Le film est constitué de saynètes mettant en scène d’une façon conventionnelle des personnages conventionnels dans des situations non moins conventionnelles. Je songe aux moments dans lesquels la voix-off est utilisée pour exprimer d’une façon littérale les pensées d’un personnages. C’est lourd et représentatif d’un style globalement vulgaire. Heureusement, la virtuosité de la narration et la qualité des comédiens font que le film fonctionne plutôt bien malgré certains moments de creux.