Le salaire de la violence (Gunman’s walk, Phil Karlson, 1958)

Un rancher qui s’est installé grâce à sa maîtrise des colts, est confronté à un de ses fils qui entend suivre la même voie que son père. Entretemps, la civilisation s’est établie et les temps ont changé…

Un beau western tragique comme il en est sorti plusieurs dans les années 50. S’agissant d’un produit Columbia dans lequel on retrouve notamment Van Heflin, une comparaison avec les films de Delmer Daves permet de cerner rapidement ce Salaire de la violence. Représentez vous un western de Delmer Daves, avec son scénario riche de sens (ici: établissement du law and order, relations paternelles…), ses personnages émouvants soumis à de graves dilemmes mais remplacez le lyrisme et la sensualité caractéristiques des chefs d’oeuvre de Daves par une mise en scène purement fonctionnelle. Remplacez aussi la foi sublime de l’auteur de Trois heures dix pour Yuma par un cru désenchantement. Le salaire de la violence n’est pas un chef d’oeuvre mais il y a de quoi passer un excellent moment pour peu qu’on soit un tant soit peu amateur du genre.