Tueur de flics (The onion field, Harold Becker, 1979)

En mars 1963, deux malfrats enlèvent deux policiers qui voulaient contrôler leur voiture…

Chronique d’un fait divers et de ses répercussions où, encore une fois, après Les flics ne dorment pas la nuit et Bande de flics, le réalisme empathique de Joseph Wambaugh fait merveille. Tous les interprètes excellent. Partagé entre criminels procéduriers et victimes traumatisées, le récit tarde à trouver son unité mais c’est pour finalement accéder à une sérénité surprenante, quoique non dénuée de mélancolie. La séquence du déjeuner près du lac est un des plus purs instants de bonheur, de réconciliation avec le monde, montrés par le cinéma.

Un sacré bordel (Blake Edwards, 1986)

Suite à un pari truqué, un acteur raté et son compère serveur ont maille à partir avec des mafieux…

L’intention de Blake Edwards était de réaliser une comédie dans la veine de Laurel & Hardy, succession de gags essentiellement improvisés. Le studio l’a entravé et a imposé de raconter une histoire conventionnelle. Fausse bonne idée car l’histoire ne fonctionne pas. Il est impossible de s’intéresser une seule seconde à ce qui arrive à des personnages invariablement ridicules. Reste une succession de courses-poursuites assez ennuyeuse, une chute allègre dans le mauvais goût et la vulgarité (la B.O pourtant signée Mancini est très typique des années 80) et deux trois gags irrésistibles, surtout vers la fin où Edwards va jusqu’au bout de son délire.