La nuit des généraux (Anatole Litvak, 1967)

En Pologne puis en France occupée, enquête sur des meurtres sadiques de prostituées commis par un général allemand.

J’ai rarement vu un « whodunit » aussi prévisible mais le film, superproduction sans personnalité mais non dénué d’une intelligence minimale notamment dans le point de vue sur l’attentat du 20 Juillet, se suit quand même agréablement. Les sauts de la narration et la prestigieuse distribution y sont pour beaucoup. J’ai découvert que Omar Sharif pouvait avoir du charisme. Un effet de son uniforme bien coupé?

Maldonne pour un espion (A dandy in aspic, Anthony Mann et Laurence Harvey, 1968)

Un agent du KGB infiltré au MI5 est missionné par ce dernier pour éliminer un agent russe identifié avec son nom.

Le grand Anthony Mann mourut au cours du tournage qui fut achevé par son acteur principal, Laurence Harvey. Cela dit, je ne sais dans quelle mesure ce drame serait responsable du caractère embrouillé et filandreux de la narration comme du kitsch de la réalisation, pleine de zooms intempestifs. L’histoire d’amour avec la jeune photographe jouée par Mia Farrow, pour convenue qu’elle soit, est ce que Maldonne pour un espion contient de plus réussi.