Jeunes filles japonaises au port (Hiroshi Shimizu, 1933)

Une jeune fille séduite par un homme tire sur la maîtresse de celui-ci avant de s’enfuir pour mener une vie d’errance…

Un mélodrame d’une parfaite qualité technique. Hiroshi Shimizu se montre aussi adroit dans les plans en intérieur éclairés par un savant clair-obscur que dans les nombreuses scènes d’extérieur où son découpage tout en travellings insuffle une belle fraîcheur. Jeunes filles japonaises au port frappe également par son absence de manichéisme dans la répartition des rôles: il n’y a pas d’un côté la pure victime et de l’autre la fille de mauvaise vie. La douceur ambiguë des rapports entre la fille perdue et le couple marié est même étonnante, quoique vraisemblable. Le dénouement est cependant plus conventionnel.