La neige était sale (Luis Saslavsky, 1953)

Le fils d’une prostituée fait fortune sous l’Occupation.

Concentré des pires tares de la « qualité française »: tout réalisme de contexte est éludé au profit d’une psychologisation de l’origine du Mal des plus conventionnelles, les nuances sont absentes et la noirceur est aussi appuyée que déconnectée de toute sorte de vérité. Tout est lourd, faux, détestable de bassesse et de stupidité.

Abus de confiance (Henri Decoin, 1938)

Une étudiante en droit désargentée se fait passer pour la fille naturelle d’un riche notaire.

Ni comique ni franchement dramatique, ce Decoin/Darrieux peine à trouver son ton. Les facilités du scénario, la superficialité de la caractérisation des personnages ainsi que la réalisation de Decoin en pilotage automatique n’en font pas un très bon film. A noter cependant un beau dernier plan dans lequel le metteur en scène insuffle, enfin, un peu d’ambigüité à la convention (celle du happy end en l’ocurrence).