L’année des méduses (Christopher Frank, 1984)

En vacances sur la côte d’Azur, une bourgeoise et sa fille succombent au charme d’un proxénète.

Ce semi-polar racoleur (Valérie Kaprisky n’est pas avare de ses charmes) aurait pu être un très bon thriller dans la lignée de ceux de Verhoeven si la mise en scène avait été à la hauteur. En l’état, ça se laisse regarder sans plus.

La gitane (Philippe de Broca, 1983)

Un banquier voit sa vie bouleversée par la jolie gitane qui a volé sa voiture.

Il y a des hauts et des bas dans l’oeuvre de Philippe de Broca. La gitane est un bas. Il est difficile de passer outre Valérie Kaprisky en gitane, le folklore de pacotille, les seconds rôles réduits à des caricatures, l’indigence des quelques gags. Que reste t-il alors ? Reste le style du cinéaste. C’est à dire l’élégante vivacité de la narration. C’est à dire aussi un ou deux jolis moments dans lesquelles l’aventure fait naître chez ceux qui la vivent la nostalgie d’une jeunesse révolue. C’est peu et c’est beaucoup.