Lac aux dames (Marc Allégret, 1934)

Le maître-nageur d’un lac de montagne est courtisé par différentes jeunes filles.

La peinture des sentiments a la fausseté des bluettes, la mise en scène manque de dynamisme et de fraîcheur, les effets poétiques sont désuets mais le charme insolite de Simone Simon, révélée par ce film, est, lui, toujours vivace.

Le voyageur du temps (Beyond the time barrier, Edgar G.Ulmer, 1960)


Alors qu’il essaye un nouvel avion, un pilote de chasse américain se retrouve dans un futur dévasté.

L’indigence de cette série Z n’empêche pas un singulier travail sur les décors dessinés par Ulmer lui-même. Si le film n’est pas des plus passionnants, on notera qu’il n’est pas complètement nul non plus. Son intrigue n’est pas simpliste et il fallait oser réaliser un film ouvertement anti-nucléaire en 1960, c’est à dire au plus fort de l’équilibre de la terreur. Avec trois bouts de ficelle, le cinéaste arrive à exprimer une certaine désolation quant au devenir de l’humanité.