Law and order (Edward L.Cahn, 1932)

L’ancien shérif de Wichita est embauché pour mettre de l’ordre à Tombstone.

Petit western adapté de W. R. Burnett par John Huston qui frappe par sa dureté et sa sécheresse. Séquence étonnante et peut-être unique dans l’histoire du cinéma américain: après avoir sauvé un homme du lynchage, le shérif le conduit à la potence une fois qu’il a été légalement jugé. Cette scène de pendaison s’avère de plus particulièrement éprouvante car le condamné, idéalement joué par Andy Devine, a très peur de monter sur l’échafaud. Les auteurs montrent un héros, ersatz de Wyatt Earp, qui rechigne à rempiler et qui ne se fait aucune illusion sur le rétablissement du « law and order ». D’où une fin parmi les plus désenchantées du genre. Toutefois, en dépit des nombreux travellings, la mise en scène n’a pas le dynamisme de Afraid to talk.

Quand la poudre parle (Law and order, Nathan Juran, 1953)

Un shérif venant de démissionner pour s’installer avec sa fiancée reprend du service pour protéger ses frères.

Les thématiques habituelles du western que sont l’instauration de la loi, la vengeance ou encore le puissant appel de la retraite dans un ranch sont exploitées sans grande originalité mais avec suffisamment d’attention et d’intelligence de la part des auteurs pour maintenir l’intérêt du spectateur pour le récit durant 80 minutes. De plus, Ronald Reagan est tout à fait crédible en héros de premier plan. En somme, cette troisième version de Law and order respire l’amour du travail bien fait.