La Force de vaincre (Tough Enough, Richard Fleischer, 1983)

Pour payer les factures, un chanteur de country se lance dans la boxe.

Le sujet est intéressant, les acteurs sont sympathiques et il y a une justesse dans le détail des scènes intimistes mais deux gros écueils empêchent ce film tardif de Richard Fleischer d’être beaucoup mieux que moyen:

  1. problème de rythme général à cause d’un appesantissement sur les scènes de boxes, trop longues, et d’un manque de focus sur l’évolution du héros. Le développement de son goût pour la violence peine à se faire sentir.
  2. une absence de courage critique et une putasserie qui entraînent un manque de cohérence profonde: d’un côté, Tough enough raconte l’histoire, assez subversive, d’un brave type qui se détruit physiquement -et détruit d’autres types- pour subvenir aux besoins de sa famille (puis par orgueil). De l’autre, lorsque ce brave type gagne par KO, sa victoire est célébrée comme si de rien n’avait été, avec tous les flonflons hollywoodiens de circonstance. Dans le même ordre d’idées, les touches d’humour qui parsèment le film sonnent faux.

Barquero (Gordon Douglas, 1970)

Confronté à des bandits mexicains sanguinaire, un conducteur de bac solitaire défend la communauté de villageois.

Triste resucée du western italien (faiblesse de la contextualisation, absence de crédibilité des articulations dramatiques, cynisme vague, surenchère de violence, zooms à gogo, dilatation du temps sans objet, musique médiocrement imitée de Morricone) à l’intérêt rehaussé par le charisme de Lee Van Cleef.

White dawn (Philip Kaufman, 1974)

A la fin du XIXème siècle, trois pêcheurs échoués sur la banquise sont recueillis par des Inuits.

L’intérêt provient des scènes pseudo-documentaires sur un peuple rarement vu au cinéma, nombreuses et variées, plutôt que de l’intrigue, assez faible. Parfois, les deux aspects s’interpénètrent, comme dans l’initiation à la pêche au phoque ou lors du panoramique montrant le piteux retour des occidentaux en même temps qu’il nous fait découvrir le camp dans sa globalité. Ce sont les meilleurs moments du film.