Le cabaret aux étoiles (Stage door canteen, Frank Borzage, 1943)

Pendant la guerre, des soldats en permission fréquentent une cantine où des artistes se produisent pour eux.

Film de propagande dans lequel la prédominance des numéros de music-hall dilue considérablement la dramaturgie. Néanmoins, il n’y avait que Frank Borzage pour donner du poids à une idylle convenue entre un soldat et une jeune comédienne. Grâce à la sensibilité de son découpage et de sa direction d’actrice (entre ses mains, l’inconnue Cheryl Walker s’avère excellente), la fin atteint une certaine justesse.  Les numéros quant à eux rassemblent la crème de la culture américaine de cette époque. De Harpo Marx à Yehudi Menuhin.

Strangers in the night (Anthony Mann, 1944)

Un soldat rapatrié veut rendre visite à la femme avec qui il correspondait. Il tombe sur sa mère, un brin timbrée…

Le gros problème de ce thriller psychanalitico-gothique de série Z (il dure 55 minutes donc on n’a pas trop le temps de s’ennuyer) est un scénario consternant qui essaie de faire mystère d’une révélation éventée par l’ensemble des spectateurs au bout d’un quart d’heure. Plusieurs séquences d’une bêtise sans commune mesure ne dépareilleraient pas dans un sketch des Inconnus. Strangers in the night est donc ce qu’il est convenu d’appeler un nanar mais précisons qu’il est excellemment cadré par Reggie Lanning, futur chef opérateur des Alfred Hitchcock présente, et Anthony Mann qui faisait alors ses débuts de réalisateur.