Detective Dee: le mystère de la flamme fantôme (Tsui Hark, 2010)

En 690, l’impératrice douairière de Chine sort un opposant de prison pour qu’il enquête sur une série de combustions spontanées.

Déréalisant l’image, le numérique hégémonique altère l’intérêt malgré un scénario pas idiot et une sympathique profusion de scènes d’action.

The blade (Tsui Hark, 1995)

Un jeune homme qui travaille dans une usine de sabres cherche à venger le meurtre de son père.

La narration n’est pas claire, les motivations des personnages ne tiennent pas debout, l’intrigue fumeuse n’est que le prétexte à une succession de grosses bastons montées en dépit du bon sens. La restitution de l’espace est chaotique, ce qui ne saurait être considéré comme une qualité au cinéma. L’agrément procuré par l’esbroufe visuelle du réalisateur a vite fait de céder le pas à l’ennui devant la dramatique inconsistance des enjeux dramatiques.

Pirates et guerriers (King Hu, 1975)

Sous l’empire Ming, des pirates japonais ravagent les côtes chinoises. L’empereur envoie des guerriers mettre fin aux exactions des pirates.

Le film n’en raconte pas plus que ces deux phrases. Les personnages n’ont aucune consistance. Pirates et guerriers est une succession de combats rapprochés, de plus montés sans souci de continuité. Il n’y a pas de transition entre les séquences. D’où l’impression de confusion qui vient se superposer à l’impression d’ennui.

Raining in the mountain (King Hu, 1979)

Dans la Chine médiévale, différentes personnes convoitent le poste de chef d’un monastère bouddhique. Il conspirent, se trahissent mais surtout se foutent sur la gueule.

Pendant deux heures. Difficile de s’intéresser à l’histoire qui ne dépasse le stade de l’anecdote que pour dispenser des messages niaiseux à base de « sagesse » bouddhiste. Restent les combats d’arts martiaux malheureusement réalisés sans le moindre souci de continuité. Les raccords peu clairs sont peut-être voulus mais ne créent qu’une impression de confusion. D’une manière générale, la mise en scène est franchement kitsch; « kitsch » au sens « ringard » et non au sens « baroque désacralisé ». L’hirondelle d’or tourné une dizaine d’années auparavant par le même King Hu alors que le cinéaste n’avait pas encore été récupéré par les festivals occidentaux est un film bien plus réussi, ne se payant pas de prétentions intellectuelles et épuré comme un western de Boetticher.