Les loups (Hideo Gosha, 1971)

Après une amnistie due au couronnement de Hiro-Hito, des yakuzas sortent de prison avant de s’entre-déchirer.

Des guerres de yakuzas sans intérêt, car reliées à rien de plus grand qu’elles (le singulier contexte historique est tout à fait inexploité), filmées avec un formalisme stérilisant (Gosha se prend un peu pour Resnais) mâtiné de moments d’ultra-violence. Barbant.

 

Zodiac killers (Ann Hui, 1991)

Un jeune hong-kongais émigré à Tokyo s’entiche d’une compatriote maîtresse d’un yakuza.

Considéré comme le plus commercial des films de Ann Hui, Zodiac killers n’en demeure pas moins facilement rattachable au reste de son oeuvre. En effet, la réalisatrice y évoque encore une fois le drame de jeunes émigrés. Un discret sens du saugrenu (le décor puéril de la chambre du héros) exprime leur décalage de façon amusante mais c’est avec des pointes naturalistes et mélodramatiques que le tragique de leur déracinement prend des proportions barrèsiennes. Ce mélange des registres typiquement kong-kongais convainc moins lorsqu’il s’agit d’insérer des scènes de baston qui paraissent tout droit sorties des Miséroïdes. Cet aspect composite se retrouve également dans un récit qui ne trouve son unité qu’après la moitié du film.

Le cimetière de la morale (Kinji Fukasaku, 1975)

Un électron libre fout le bordel chez les yakuzas. Cela n’est pas très intéressant car le personnage se limite à un être pulsionnel (auto)destructeur. Il n’y a que la fin qui lui donne une épaisseur inattendue. C’est un peu tard et ça ne donne rétrospectivement  pas plus d’intérêt aux séquences de tueries qui ont précédé. Ajoutons que le réalisateur n’a aucun sens de l’espace. Formellement, c’est de toute façon très fouillis avec notamment des passages injustifiés du NB à la couleur.  Bref, c’est pas loin d’être complètement nul.