Le mercenaire de minuit (Invitation to a gunfighter, Richard Wilson, 1964)

Un pistolero métis est engagé par une communauté nordiste pour éliminer un vétéran confédéré venu réclamer sa ferme accaparée.

L’angle d’attaque historico-politico-sentimental est intéressant mais les enjeux dramatiques manquent de clarté. Yul Brynner a beaucoup de charisme mais son interprétation ne contribue pas à crédibiliser un personnage dont la complexité a dépassé ses auteurs.

Un cadeau pour le patron (Surprise package, Stanley Donen, 1960)

Un mafieux américain expulsé dans son pays d’origine, la Grèce, tente de voler la couronne d’un roi déchu.

Stanley Donen parvient à animer ses amusants croquis d’une vie véritable, notamment en peignant l’inculture de ses personnage avec une certaine tendresse. Sympathique et prestement rythmée, Surprise package est une bonne comédie policière à laquelle, toutefois, la couleur manque cruellement.

Chérie recommençons (Once more, with feeling!, Stanley Donen, 1960)

Un chef plaqué par sa femme harpiste tente d’embaucher celle-ci dans son nouvel orchestre…

Comédie de remariage adaptée d’une pièce de théâtre et tournée en Angleterre. Le déroulement est particulièrement statique, les décors luxueux mais uniformes. Les couleurs pastels sont agréables et quelques gags sont drôles mais cette timide stylisation, au service d’une dramaturgie absolument conventionnelle, tourne à vide. Les personnages demeurent à l’état de marionnettes archétypales.