Gigi (Jacqueline Audry, 1949)

Dans le Paris de la Belle-époque, sa grande-mère et sa tante éduquent une jeune fille pour qu’elle devienne une cocotte.

Cette première adaptation du roman de Colette est nettement supérieure au film de Minnelli car l’incisive verdeur du propos n’est pas diluée dans une débauche décorative. Ce serait même le contraire tant il est vrai que la mise en scène est un peu étriquée, en plus de manquer de dynamisme. Heureusement, les dialogues savoureux et les excellents comédiens -en tête desquels un Jean Tissier qui s’en donne à coeur joie- donnent vie aux scènes de comédie.

Les parents terribles (Jean Cocteau, 1948)

Dans une famille étouffante, les passions se déchaînent lorsque le fils tombe amoureux.

C’est essentiellement du théâtre filmé puisque Cocteau a adapté sa pièce sans changement majeur. Cela n’empêche pas Les parents terribles d’être un fort bon film puisque le côté théâtral est pleinement assumé et que la pièce est excellente.  La trame dramatique est riche d’enjeux parfaitement exploités, les acteurs brillants,  les décors superbes et l’ambiance décadente . Bref, c’est du bon Cocteau.