Et tournent les chevaux de bois (Ride the pink horse, Robert Montgomery, 1947)

Un ancien soldat arrive dans un village du Nouveau-Mexique pour faire chanter le caïd local.

Le cynisme vacillant du héros, le mystère (un peu forcé au début) de la narration et la mise en scène entre ancrage réaliste et stylisation visuelle (magnifiques contrastes) font déjà de cette réalisation de l’acteur Robert Montgomery un modèle de film noir. Mais de surcroît, le décorum hispanique et la singulière relation entre l’étranger et très jeune fille sont les tremplins d’une poésie aussi discrète qu’attachante, poésie matérialisée notamment, bien sûr, par les scènes sur le manège éponyme.