Les eaux troubles (Henri Calef, 1949)

Dans un village près du Mont Saint-Michel, une femme revient dans sa famille suite à la mystérieuse mort de son frère…

Les velléités d’originalité de la mise en scène (nombreuses scènes muettes) ne font pas illusion longtemps sur la nature de ce recyclage appliqué de trucs pseudo-expressionniste. Le caractère fondamentalement académique de ces Eaux troubles est également trahi par une direction d’acteurs pataude. Un Jean Grémillon aurait fait ressentir les lieux et les âmes de ce drame breton avec autrement plus de puissance. En l’état, ce drame consiste essentiellement en une énigme à deux balles artificiellement entretenue pendant une heure et demi. Notons enfin qu’une musique répétitive et envahissante propulse plusieurs séquences aux limites de l’insupportable.

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Les chouans (Henri Calef, 1947)

Le chef des émigrés tombe amoureux d’une agent de la République…

La révolution française, ses dilemmes cornéliens, sa complexité politique, sa violence…tout ça est réduit à un bête triangle amoureux par les recettes de Spaak et compagnie. N’ayant pas lu le roman, je ne saurais dire dans quelle mesure Balzac est trahi mais ce film constitue en tout cas un spectacle affligeant d’académisme.